Le 30 septembre 2026, tous les gestionnaires de bâtiments tertiaires de plus de 1 000 m² doivent avoir déclaré leurs consommations 2025 sur la plateforme OPERAT. Une formalité en apparence, mais un vrai casse-tête dès qu’on n’a pas les bonnes données sous la main. Et c’est précisément là qu’une GTB fait toute la différence : elle transforme une contrainte réglementaire en réflexe automatique.
OPERAT, de quoi parle-t-on ?
OPERAT (Observatoire de la Performance Énergétique, de la Rénovation et des Actions du Tertiaire) est la plateforme officielle de l’ADEME sur laquelle chaque bâtiment assujetti au décret tertiaire déclare, année après année, ses consommations d’énergie. C’est le tableau de bord qui permet à l’État de vérifier la trajectoire de réduction imposée par le dispositif Éco Énergie Tertiaire : -40 % en 2030, -50 % en 2040 et -60 % en 2050, par rapport à une année de référence.
La campagne 2026 est ouverte depuis le 24 février, et la date limite pour déclarer les consommations de l’année 2025 est fixée au 30 septembre 2026. L’obligation concerne tout bâtiment (ou ensemble de bâtiments sur une même unité foncière) hébergeant des activités tertiaires sur au moins 1 000 m² : bureaux, commerces, santé, enseignement, hôtellerie, logistique, établissements publics… Propriétaire ou locataire, chacun déclare ce qui relève de son périmètre.
Ce qui se joue vraiment au 30 septembre
Contrairement à une idée reçue, la première cause de sanction n’est pas une performance énergétique insuffisante, mais tout simplement l’oubli ou l’erreur de déclaration. Et le régime de sanctions n’a plus rien de théorique. Il suit une escalade en 3 temps.

L’amende s’applique par bâtiment : pour un patrimoine multisites, l’addition peut vite grimper. Mais c’est souvent la sanction réputationnelle qui pèse le plus lourd. Un investisseur, un prêteur ou un locataire qui consulte la liste publique des défaillants peut en faire un critère de décote lors d’une transaction. Dans un contexte où la performance énergétique s’invite dans toutes les due diligences ESG, une non-conformité affichée abîme directement la valeur d’un actif.
À noter : depuis le 1er juillet 2026 s’ajoute l’obligation d’afficher l’attestation Éco Énergie Tertiaire générée par OPERAT. Une raison de plus pour ne pas déclarer à la dernière minute.
Le vrai problème : la donnée
Déclarer sur OPERAT, ce n’est pas remplir un formulaire vite fait. La plateforme attend des données granulaires : consommations ventilées par vecteur d’énergie (électricité, gaz, réseau de chaleur, fioul…), par usage et par surface de référence, sur une année civile complète. Et c’est là que la plupart des dossiers coincent.
Entre les factures Enedis, GRDF, les relevés d’exploitants et les compteurs éparpillés, les données arrivent dans des formats hétérogènes, à des dates différentes, avec des trous. Résultat : une collecte manuelle chronophage, source d’erreurs et de sous-déclarations, exactement ce qui expose aux sanctions. Sans un système de comptage organisé en amont, chaque échéance devient une course contre la montre.
La GTB : votre meilleure alliée pour OPERAT
C’est tout l’intérêt d’une Gestion Technique du Bâtiment bien conçue. Là où beaucoup voient la GTB comme un simple outil de confort, elle est en réalité le socle de votre conformité OPERAT. Voici comment.
- On ne pilote bien que ce que l’on mesure
Couplée à un plan de comptage (sous-compteurs électriques, calorimètres, débitmètres, compteurs gaz), la GTB collecte en continu les consommations, poste par poste, bâtiment par bâtiment. Fini le pilotage à l’aveugle : vous disposez d’une donnée fiable, horodatée et centralisée, prête à être exploitée. C’est aussi ce que demande le décret BACS, qui impose un suivi continu des consommations.
- Une déclaration OPERAT fiabilisée, voire automatisée
Avec une GTB, les données de consommation sont déjà structurées et historisées au bon format. La collecte annuelle qui prenait des jours devient une simple extraction. Selon la solution retenue, la préparation, voire la transmission des données vers OPERAT peut être facilitée ou automatisée. Vous sécurisez la complétude de votre déclaration et vous éliminez le risque d’erreur qui déclenche les sanctions.
- Un tableau de bord pour tenir la trajectoire
Bien exploitée, la GTB ne se contente pas de mesurer : elle détecte les dérives de consommation en temps réel, identifie les bâtiments les plus éloignés de la trajectoire et permet de prioriser les investissements là où le gain est le plus fort. OPERAT cesse d’être une contrainte administrative pour devenir un véritable outil de pilotage énergétique, année après année.
- Deux décrets, une seule solution
Il faut le rappeler : le décret tertiaire fixe une obligation de résultat (réduire les consommations), tandis que le décret BACS impose une obligation de moyens (installer un système d’automatisation). La GTB est précisément le point de rencontre des deux. Investir dans une GTB, c’est répondre d’un seul geste à ces deux réglementations qui, loin d’être des silos, ont été pensées pour fonctionner ensemble.
Ce qu’il faut faire avant le 30 septembre
- Vérifier son assujettissement : identifier les bâtiments de plus de 1 000 m² à usage tertiaire et le périmètre de chaque entité fonctionnelle assujettie (EFA).
- Rassembler ses données 2025 : consommations par énergie et par usage, et les fiabiliser (c’est l’étape la plus longue quand rien n’est instrumenté).
- Confirmer son année de référence : s’assurer qu’elle est représentative d’une exploitation normale et documentée par des factures exploitables.
- Déclarer avant l’échéance : créer un compte OPERAT ne suffit pas, l’administration contrôle la complétude de la déclaration.
- Anticiper les prochaines campagnes : mettre en place le comptage et la GTB maintenant, pour que la déclaration 2027 (et les suivantes) ne soient plus jamais un problème.
La déclaration OPERAT n’est pas qu’une case à cocher : c’est le révélateur de votre capacité à mesurer, comprendre et piloter l’énergie de vos bâtiments. Ceux qui la subissent chaque année, dans l’urgence et sur tableur, prennent un risque inutile. Ceux qui s’appuient sur une GTB en font un réflexe, tout en récoltant au passage des économies bien réelles.
Chez CYRISEA, nous concevons et déployons des solutions de comptage et de GTB qui sécurisent votre conformité OPERAT et transforment vos données en performance. À quelques semaines de l’échéance, il est encore temps de préparer la prochaine campagne dans de bonnes conditions. Parlons-en.